- Rédigé le 4 juillet 2012
- Catégories : Actualité
“Rendre visite à Cynthia et Rémi, ça commence par essayer de les retrouver. Les indications et repères qui peuvent paraître évidents pour une roulotte lancée à pleine vitesse autour de 15 km/h sont moins perceptibles par un véhicule « normal » roulant à 60 km/h. Ce qui peut conduire à quelques demi-tours imprévus, de l’ordre d’une demi-journée de route en roulotte environ… Mais grâce aux technologies modernes, on y arrive.
Autant le dire tout de suite, on a eu beaucoup de chance en ayant droit à une météo idéale qui nous a permis de profiter pleinement des fonctionnalités de cette hippomobile. On s’est donc retrouvé dès notre arrivée à midi à prendre le soleil et l’apéro sur le mur-terrasse.
A table
Pour le galoupote-visiteur, un des point-forts de la Galoupiote est la qualité des aliments que nos deux loustics proposent… Uniquement des produits locaux, achetés directement à des agriculteurs du cru. On ne rigole pas avec ça. Et on est plutôt bien tombé : des légumes pleins de goût, des saucissons excellents (« on en a eu des meilleurs » selon Remi, qui devient un peu exigeant du saucisson avec le temps), des yaourts « orgasmiques », des confitures à tomber…
Par contre, une fois passé le moment « plaisir » vient la vaisselle et son pompage d’eau pédestre, qui engendre un mouvement de roulotte « suspicieux ». Mais c’est pour une bonne cause : limiter la consommation d’eau pour économiser les bidons d’eau remplis dans des sources pas toujours à côté…
Deux salles, deux ambiances
En fonction de la fraicheur / chaleur de la soirée, on peut soit se retrouver douillettement installés au chaud, protégés par les plumes de canards (à 5, ça rentre encore facile), soit se poser sur le mur-terrasse déplié pour ne pas manquer le coucher de soleil et le ciel étoilé. Ca va finir par faire des envieux cette histoire… Tout a été optimisé pour être le plus utile possible pour un encombrement et un poids réduits au minimum (pensons aux chevaux…), mais dans les deux cas, on est bien et on peut discuter tranquillement et refaire le monde autour d’un verre de bière, locale bien sûr.
Allô !!
A côté de ça, faut quand même bosser, et nos deux businessman/woman sont souvent au téléphone ou sur internet avec les élus locaux, les artistes et les médias pour arranger les dates des événements ou des animations, leur visibilité mais aussi pour gérer le côté logistique (prairie pour les chevaux, emplacement de la roulotte, accès à l’eau…).
Une fois les dates fixées, leur publicité se fait notamment par le biais d’affiches décorées une à une à la main avec le plus grand soin, dans le cadre d’atelier artistiques particulièrement stimulant à base d’un panel de couleur limité. Il faut savoir que chaque affiche est unique (et donc collector).

En tout cas, les animations avec les écoles font un tabac auprès des gamins (et même des professeurs). Les chevaux sont nourris et les éoliennes tournent !
Là encore, chapeau.
En route pour de nouvelles aventures
De l’extérieur, on ne se rend pas bien compte des efforts nécessaires pour faire quelques kilomètres en roulotte.
Déjà, il faut s’occuper des chevaux quoi qu’il en soit, ce qui n’est pas rien. Lorsque la Galoupiote est sur le départ, il faut tout d’abord ranger et fixer tout le contenu de la roulotte puis attacher les chevaux pour « rembobiner » leur parc. Il faut ensuite atteler Tornade et Utopie et les faire trotter pour quelques kilomètres sur des routes départementales ou nationales, où certaines voitures dépassent la roulotte à 100 km/h de façon quelque peu cavalière.
C’est bluffant de voir nos deux anciens citadins se débrouiller si bien et si professionnellement. Et c’est toujours un plaisir de voir Cynthia quitter la roulotte en marche pour se mettre à courir avec les chevaux lorsque la route s’élève. On attend de voir Remi faire de même…
Arrivés à destination (généralement 10 à 15 km plus loin), il faut encore trouver le lieu exact (puisque le repérage ne peut être fait avant) et déterminer la position finale de la roulotte : pour qu’elle soit à plat, au soleil (panneaux photovoltaïques) et dans une position telle que le prochain départ soit facile et installer les chevaux avant de pouvoir penser à l’apéro.
En tout cas, ça fait vraiment plaisir de voir Cynthia et Rémi s’éclater comme ça dans leur improbable périple. Si vous en avez l’occasion, allez-leur rendre visite pour voir en vrai comment ça se passe. Ça vaut le détour.”
M.S